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Lire pour comprendre

 
 
    

Qu'est-ce qu'on peut faire ?


par Félicien Breton (2005, révisé en mars 2009)

À vous de tracer un chemin qui vous ressemble. Voici quelques suggestions ; dans l’ordre :

Ne plus se laisser embrouiller la tête

La conquête de son propre regard sur le monde est un terrain de liberté majeur. On peut donc cultiver la distance vis-à-vis des médias. Il est même nécessaire de percevoir que les représentations mentales et culturelles sont un enjeu politique (voir Citoyen.eu.org, rubrique « Critique des médias »).

  • Ne plus regarder la télévision, carrément.
  • Rarement lire la presse française mais plutôt s’abonner à des publications sans pub.

Plus fondamentalement, commencer par quitter la position de spectateur plus souvent. « Plus on contemple, moins on vit », écrivait Guy Debord, dans La société du spectacle, en 1967. Du même : « La critique qui va au delà du spectacle doit savoir attendre. » Il s’agit de comprendre avant d’agir.

Diminuer son soutien à l’adversaire

  • Par exemple, ne voter que pour des candidats qui prétendent représenter la multitude. Ils ne devraient pas être à la fois homme, blanc, avec revenu, papiers et diplômes.
  • Par exemple, ne plus voter pour des propositions agréés par « les analystes financiers ». (Exemples : référendums et élections européennes.)
  • Par exemple, ne plus acheter de produits israéliens tant que dure l’occupation des territoires palestiniens. (C’est un « boycott »).
  • Ne plus acheter de marques. Version dégradée : ne plus acheter de marques possédées par les multinationales.
  • Par exemple, aller dans les stations essence BP plutôt que chez TotalFina.
  • Par exemple, quitter son emploi dans une multinationale. Temporisation : faire la grève du zèle... en élaborant des projets alternatifs.

Désirer autrement

« Dans notre société, le problème est – comme diraient les deleuziens – comment peut-on désirer autrement ? Dans les banlieues, l’effet du désir est plus matériel que le mur qui nous fait face. Dans les banlieues, les mômes désirent tous là où le système leur dit de désirer. C’est l’aliénation parfaite. Alors que la véritable question est comment désirer autrement.

« Comment peux-tu trouver plus désirables les transports en commun que la Porsche ? Comment peux-tu trouver plus désirable d’avoir une piscine municipale qu’une piscine privée ? C’est évidemment compliqué, car la piscine municipale et les transports en commun sont moins désirables. Alors désirer autrement, c’est se désenclaver. Dans les banlieues, dans les lieux de grande souffrance sociale, c’est un vrai défi qui exige quand même qu’on sorte de la plainte, car tant qu’on est dans celle-ci, on est dans le "désirer comme les maîtres". Il faut pouvoir désenclaver et la pensée et le désir pour que quelque chose de matériel puisse exister.

« Concrètement, dans pas mal de lieux d’occupation des terres qui, économiquement, sur le plan du confort, ne sont pas très éloignés du bidonville, vous trouvez des gens qui vous disent "on a commencé à faire ça pour survivre, et on y a trouvé un mode de vie supérieur", et qui ne reviendraient pour rien au monde à une vie de petits bourgeois. Ce qui fait la différence, c’est que, à cet endroit, quelque chose s’est désenclavé de l’aliénation. »

Miguel Benasayag, avril 2003
dans la revue du Passant ordinaire

Écologie

Informatique

Construire

  • Dire bonjour à tous ses voisins.
  • Elaborer des projets avec des copains.
  • Par exemple, contacter des associations financées essentiellement par des particuliers (comme celles référencées dans Citoyen.eu.org, à la rubrique « Que faire ? »).
  • Par exemple, se demander ce qu’on sait faire de mieux et le proposer à des associations autochtones.
  • « Que chacun essaie de se prendre en main et que chacun essaie de se remettre à penser. » (René Riesel, en 2003)

 


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Voir aussi la rubrique « Que faire ? » pour d’autres pistes. 

    
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